Améliorer sa souplesse grâce au yoga

Êtes-vous condamné(e) à ne jamais pouvoir toucher vos pieds, ou à lever les bras au-dessus de la tête ? Si vous avez cliqué sur cet article, c’est qu’au fond de vous, vous connaissez la réponse : évidemment que non ! Dans cet article, on va aborder la souplesse sous tous ses angles, que ce soit l’aspect génétique ou la part de travail nécessaire pour améliorer notre flexibilité. Nous verrons également la différence entre souplesse, mobilité, flexibilité active et passive, et bien sûr, tous les outils de yoga à notre disposition pour améliorer notre souplesse grâce au yoga.

Les Fondamentaux de la Souplesse

Est-ce que cela vous est déjà arrivé de voir des personnes se plier en deux et vous demander comment elles faisaient, tout en pensant que c’était accessible seulement à certaines personnes, mais définitivement pas à vous ? Dans cette première partie, on va aborder l’aspect génétique de la souplesse, ainsi que l’importance de la régularité pour progresser dans ce domaine. Enfin, nous verrons les avantages d’améliorer sa souplesse, mais aussi la question de ce qui est vraiment important : souplesse ou mobilité ? (et si vous ne savez pas la différence, ce sera l’occasion de bien les cerner).

La souplesse : quel part de génétique?

Certaines personnes sont-elles naturellement plus souples que d’autres ? La réponse courte : oui. La réponse longue : c’est plus compliqué que ça. En réalité, on a parfois l’impression qu’il y a juste deux options : être souple ou ne pas l’être. Je ne suis pas docteur ou experte en anatomie, alors je me base sur mes années d’expérience à pratiquer et enseigner le yoga, mais personne n’est naturellement l’un ou l’autre. C’est très rare qu’une personne soit souple dans toutes les parties du corps, et c’est aussi très rare qu’on ne soit pas souple du tout. Par exemple, certaines personnes ne sont pas du tout souples des hanches, mais très souples du dos. Je vous invite à observer globalement votre corps. Est-ce qu’il y a tout de même des parties de votre corps qui sont plus souples que d’autres ? Cela pourrait très bien être les épaules, le dos, l’arrière des jambes, les poignets, les hanches… Nous ne sommes jamais qu’une seule partie de notre corps, mais il est fréquent de se juger entièrement alors qu’une ou deux parties sont moins souples.

La régularité est clé

Il est certain que certaines personnes sont naturellement plus souples et d’autres moins. Cependant, comme je l’ai dit précédemment, cela n’est pas forcément généralisé à tout le corps. Mais disons que, après analyse, aucune partie de votre corps ne vous semble flexible ? Pas de panique, il y a encore de l’espoir. La souplesse, ça se travaille ! Et pour vous le prouver, j’ai une expérience personnelle à partager. La raison pour laquelle je suis si attachée à l’idée que la souplesse n’est pas une fatalité, c’est parce que j’étais moi-même très peu souple au début. Pour vous dire, je n’arrivais même pas à toucher mes pieds (je pense que j’arrivais aux genoux). Mais j’étais déterminée dans ma pratique, et au fil des années, j’ai observé de grands changements. Grâce à ma pratique, j’ai pu travailler sur les parties de mon corps qui étaient raides, et maintenant, j’arrive à toucher mes pieds facilement. Cela a pris du temps et de la régularité. Certaines personnes y arrivent plus naturellement, pour d’autres c’est plus long, mais cela ne signifie pas que c’est impossible, ni que ce n’est pas fait pour vous. Si vous avez des parties de votre corps que vous souhaitez rendre plus souples, je vous invite à trouver quelques exercices et postures qui travaillent ces zones et à les pratiquer tous les jours (même 2-3 minutes comptent).

D’ailleurs, si vous êtes intéressé(e) par l’amélioration de la souplesse de vos jambes et hanches, je vous invite à découvrir la classe gratuite de 20 minutes pour la flexibilité des jambes et des hanches.

Les avantages de travailler sa souplesse : mobilité vs souplesse

Travailler sur sa souplesse a de nombreux avantages. Cela peut notamment être idéal pour soulager des tensions physiques. Par exemple, si vous avez tendance à avoir mal à l’épaule, cela peut être dû à un manque de mobilité, et être soulagé en étirant cette partie de votre corps. Le mal de dos peut parfois provenir d’un psoas trop contracté et pas suffisamment étiré. Et il y a plein d’autres exemples comme ça. Ce ne sont bien sûr que des exemples, les tensions physiques peuvent avoir de multiples causes, et je vous invite à consulter un professionnel en cas de doute.

Le fait de s’étirer peut aussi avoir un impact positif sur la circulation sanguine, les articulations et contribuer globalement à votre bien-être physique et même mental.

Cependant, il est important de distinguer souplesse et mobilité. La souplesse ne concerne que la capacité du muscle à s’étendre. La mobilité, elle, se concentre sur l’équilibre entre la capacité à contracter et à étirer un muscle. Et cette nuance est importante. On peut être tenté de sur-étirer un muscle naturellement souple, mais cela peut créer une instabilité si le muscle n’est pas suffisamment renforcé. Par exemple, une personne très souple des jambes mais peu musclée peut se blesser si elle ne renforce pas ses muscles en parallèle. L’inverse est également vrai : ne travailler que la force sans jamais étirer conduit à des contractions musculaires qui peuvent provoquer des blessures.

Le point clé, c’est l’équilibre !

Fixer des objectifs réalistes

Travailler sa mobilité, c’est accessible à tous ! Cependant, réussir le grand écart à 70 ans, ce n’est peut-être pas réaliste (bien que ce ne soit pas impossible). Je me souviens d’une professeure de ma formation de yoga qui a dit un jour qu’après avoir réussi à mettre sa jambe derrière sa tête, elle s’est demandé : « Est-ce que j’ai vraiment besoin de faire ça ? Est-ce que je dois me concentrer sur la forme ou sur la fonction ? »

C’est pour cela que je pense qu’il est important de se poser la question du pourquoi. Pourquoi voulez-vous améliorer votre souplesse ? Est-ce pour pouvoir enfiler vos chaussures facilement à 80 ans, et bouger avec aisance le plus longtemps possible ? Est-ce parce que vous avez des douleurs dans certaines parties de votre corps et souhaitez être plus à l’aise ? Ou est-ce pour réaliser des mouvements que vous n’avez jamais pu faire auparavant ? Il n’y a pas de mauvaise réponse ici, vous êtes libre de travailler votre souplesse pour les raisons qui vous conviennent. Mais il est aussi important de prendre conscience de ces raisons.

Par exemple, si vous voulez toucher vos pieds pour être plus mobile maintenant et durablement, c’est génial ! Tous les progrès dans cette direction seront appréciés car ils vous rapprocheront de votre objectif. La forme finale ne sert pas à grand-chose si elle n’est pas liée à une fonction.

Les Outils du yoga pour gagner en souplesse

Vous avez peut-être compris à ce stade qu’améliorer sa souplesse n’est pas impossible, et que cela peut même présenter de nombreux avantages. Laissez-moi maintenant vous expliquer pourquoi le yoga est un excellent outil pour travailler sa flexibilité. Dans cette partie, nous parlerons de flexibilité active et passive, de respiration, des différents styles de yoga et des postures pour améliorer la flexibilité.

Flexibilité active ou passive

Connaissez-vous la différence entre flexibilité active et flexibilité passive ? En réalité, c’est très simple et tout est dans le nom. La flexibilité passive consiste à s’étirer de manière passive. Par exemple, dans la posture de la pince assise, on attrape les pieds avec les mains et on tire pour aller plus loin dans la posture, ce qui peut créer des douleurs dans le bas du dos à terme. Avec la flexibilité active, on fléchit les pieds pour contracter les jambes, et on descend uniquement à la force des muscles, en gardant les mains surélevées. Si vous essayez les deux versions, vous remarquerez peut-être que vous allez beaucoup moins loin avec la flexibilité active. C’est tout à fait normal : on demande à nos muscles de faire tout le travail.

Un bon moyen d’améliorer sa souplesse est d’allier les deux. On peut utiliser d’abord la flexibilité active et, après quelques secondes, lorsque le muscle est fatigué d’avoir été contracté, il sera plus facile de l’étirer.

La respiration

Un des principaux outils que nous offre le yoga, et qui le différencie vraiment des autres formes de pratique comme le stretching, c’est la respiration. Je dirais même que c’est l’aspect le plus important. La respiration, c’est vraiment ce qui va nous permettre d’envoyer un signal à notre système nerveux pour lui indiquer que tout va bien. Quand on étire un muscle, cela peut être perçu par le corps comme une source de stress et d’instabilité, ce qui peut inconsciemment créer une contraction musculaire. Utiliser la respiration pour indiquer à notre corps que tout va bien, c’est donc un outil précieux pour relâcher les tensions et aller plus loin dans la posture.

Je vous invite, par exemple, à utiliser l’expiration pour relâcher un peu plus dans les postures.

Les différents styles de yoga

Il existe de nombreux styles de yoga, et fondamentalement, chaque style pourrait convenir pour travailler la souplesse. Les yogas plus dynamiques (comme le Vinyasa, par exemple) sont très utiles pour échauffer le corps en douceur et nous permettre d’aller plus loin plus facilement. Ils associent souvent la flexibilité passive et active.
Sur le plan de la flexibilité passive, le yin yoga est un des styles idéals pour s’étirer en douceur. Les poses y sont maintenues entre 2 et 5 minutes, et elles sont assez passives pour que l’on puisse s’étendre progressivement dans la posture.

Un autre style idéal pour allier relaxation et étirement est le yoga restauratif. Les poses y sont tenues entre 5 et 20 minutes et sont conçues pour détendre le corps en douceur et relâcher toutes les tensions physiques. Pour en savoir plus, je vous invite à découvrir l’article complet sur le yoga restauratif.

Quelques postures pour améliorer la flexibilité

Voici une liste non exhaustive de postures de yoga pour améliorer la flexibilité :

  • La position du chiot : avec les genoux au sol, les hanches au-dessus des genoux et les bras étendus vers l’avant du tapis, le corps fondant en direction du sol. C’est une position idéale pour travailler l’ouverture du corps et la souplesse des épaules. Pour une version plus active, on peut plier les coudes, amener les mains au-dessus de la tête et pousser les l’une contre l’autre.
  • Le demi-grand écart ou la pyramide : une jambe tendue vers l’avant, l’autre repliée vers l’arrière avec le genou au sol (genoux hors du sol pour la pyramide). Le pied avant est fléchi pour rendre la position plus active et étirer tout l’arrière de la jambe. On peut moduler l’étirement en avançant ou reculant les mains (plus les mains seront proches du pied, plus l’étirement sera intense). Option : mettre les mains sur des blocs ou plier légèrement la jambe avant pour faciliter l’étirement.

position de yoga de la pyramide avec des blocs sous les mains
  • La posture de l’angle lié : idéale pour l’ouverture des hanches. En position assise, les jambes forment un losange devant nous. Pour une version passive, on peut attraper les chevilles ou les pieds et descendre progressivement vers l’avant. Pour une version plus active, on amène les mains légèrement vers l’arrière et on pousse les pieds l’un contre l’autre.
personne dans la position de yoga du papillon

Écouter son corps pour progresser sans douleur

Quand on cherche à améliorer sa flexibilité, la tendance est parfois de penser « no pain, no gain » (pas de douleur, pas de progrès). Mais en yoga, on cherche plutôt l’inverse. Prendre son temps, écouter son corps, honorer où l’on en est actuellement, accepter que cela peut prendre du temps.

Écouter son corps ne veut pas dire que l’on ne ressentira aucune sensation désagréable, car il faut parfois aller au-delà de ce que l’on pense possible pour progresser. Cependant, il est essentiel de différencier l’inconfort de la douleur. La douleur est un signe que notre corps ne peut pas aller plus loin, et si l’on insiste, on risque de se blesser. Je vous invite à faire preuve de compassion envers vous-même dans votre pratique : certaines choses peuvent prendre du temps, mais avec patience et régularité, les progrès seront visibles, c’est certain !

Mettez en pratique : Cours de yoga pour la flexibilité

J’espère que cet article vous aura motivé(e) dans votre recherche de souplesse. L’important maintenant, c’est de pratiquer, pratiquer, pratiquer. Si vous souhaitez améliorer la souplesse de vos hanches et de vos jambes, je vous invite à découvrir le cours gratuit que je propose. C’est un cours d’une vingtaine de minutes, accessible à tous et gratuitement. Inscrivez-vous ci-dessous pour accéder au cours :

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Océane Moutot - Modifié le 1/12/2024

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